« Il n’y a pas de solutions rapides dans le travail politique »
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La présidente de l’association IG EUROAIRPORT depuis 2025, elle s’appelle Andrea Knellwolf. Dans le cadre de cette fonction, elle s’engage pour la défense des intérêts des consommateurs et d’amateurs de l’aviation dans les entourages de Bâle. Elle nous explique dans l’entretien suivant pourquoi l’EuroAirport est tellement indispensable pour le nord-ouest de la Suisse, pourquoi son raccordement au réseau ferroviaire n’est pas perdu à la suite du retrait financier de la France, et quels éléments elle estime être sont décisifs pour le développement de l’aéroport.

Les racines de la IG EUROAIRPORT sont dans les années soixante. A l’époque, on parlait de la « Société Bâloise de l’encouragement de l’aviation » (Basler Vereinigung zur Förderung des Luftverkehrs), souvent aussi appelé « Beppi vole aussi ». Qu’est-ce qui est encore pareil, quels sont les changements ?
Le but est resté le même comme il l’était toujours. Il s’agit d’encourager et de développer le trafic aérien vers et depuis l’EuroAirport. Ce qui a changé, c’est le nom de l’organisation et la complexité des conditions. En 1991, les deux associations précédentes ont fusionné. Un aéroport qui relie trois nations a besoin d’une défense des intérêts qui comprend cette diversité. Nous sommes partenaires de l’aéroport, mais nous sommes indépendants et nous représentons nos propres pointes de vue.
Quelles sont les tâches de l’IG aujourd’hui ?
Nous représentons les intérêts de nos clients et de tous les groupes intéressés à l’aviation dans la région de Bâle face aux compagnies aériennes, l’aéroport et les autorités. Ceci signifie, si on aimerait être plus spécifique, que nous nous engageons pour une exploitation de l’EuroAirport adaptée aux besoins, pour de bonnes liaisons tôt les matins pou tard les soirs, pour une collaboration dans le développement supervisé de l’aéroport et pour une politique d’informations ouverte. Par nos efforts de relations publiques, nous renforçons la compréhension du public pour la nécessité d’un aéroport performant. Au cœur de notre engagement se trouve la voix de Bâle dans le cadre de l’aviation suisse et internationale.
L’IG, qui est-ce ? Qui sont les membres du comité directeur ?
Le comité directeur consiste des représentants de métiers divers ; de l’économie, de la politique, du droit. Ce n’est pas par hasard, nous sommes une plateforme de discussion pour une vaste alliance. Mon prédécesseur Lorenz Amiet est resté dans le comité en tant que vice-président. Notre gérant est Robert Appel. Il connaît l’EuroAirport est son histoire depuis des dizaines d’années car il a des liaisons avec celui depuis les années soixante. André Frossard est notre caissier et Nicole Strahm-Lavanchy, débutée au Grand Conseil bâlois, vient de nous rejoindre. Vous trouvez plus de détails à ce sujet sur notre site web.
Qu’est-ce qui vous a motivé d’accepter la présidence de l’IG ?
Pour moi, ceci était un pas logique. Je suis politicienne trinationale, vice-présidente de l’association Regio Basiliensis ainsi que présidente de la commission d’économie et de la redevance au Grand Conseil bâlois. Par la suite, je connais très bien les enjeux du sujet, je comprends la nécessité de l’aéroport sous des perspectives différentes. A ceci s’ajoute ma carrière professionnelle : Je travaille depuis 25 ans dans le domaine pharmaceutique de Bâle. Pour ce dernier, l’EuroAirport n’est pas juste une commodité, il est une précondition essentielle.
Comment fonctionne la coopération avec la direction aéroportuaire ?
Notre communication est facile et profite d’une voie directe. En plus, nous avons des réunions régulières.
La France s’est retirée du financement contrepartie du raccordement ferroviaire de l’aéroport. Qu’est-ce qu’il se passe maintenant ?
Nous en avons pris connaissance avec de grands regrets. Mais il ne faut pas lâcher nos efforts maintenant. Les organisations trinationales comme la Conférence du Rhin supérieur, le Conseil Rhénan et la commission régionale du Grand Conseil tout comme les associations de l’économie et du trafic et les gouvernements cantonaux de Bâle-Ville, de Bâle-Campagne et de l’Argovie doivent maintenir le sujet sur le plan. Et, selon ce que je sais, ils le font déjà. En plus, il faut préciser que la France n’a pas supprimer sa contribution, sinon elle l’a suspendue à cause des coûts augmentés sur d’autres projets et d’une situation budgétaire instable. Elle n’est pas encore perdue. Il faut de même être réaliste – ce sont des projets de longue haleine. Les solutions rapides, elles n’existent pas dans le travail politique, et encore moins dans le cas de projets infrastructurels transfrontaliers. Et finalement, la situation globale avec des finances publiques limitées, des incertitudes conjoncturelles et des tensions géopolitiques ne facilitent certainement pas ces projets.
En 2025, nous avons vu presque dix millions passagers à l’EuroAirport. Au même temps, les nuisances sonores restent un sujet de toujours. Comment est-ce que vous gérer cette tension ?
Les données nous disent que le bruit a diminué malgré le montant de passagers en hausse. Ceci est grâce à, par exemple, des avions plus modernes qui peuvent transporter plus de passagers. Le volume de mouvements aériens diminue, mais le nombre de passagers monte. C’est un développement qui nous rend heureux. Une contribution importante à cette tendance vient du fait que les départs d’avions dans heures proche à l’interdiction nocturne de vols ont pu être réduites de 75%.
De quelles réussites est-ce que l’aéroport a besoin pour continuer dans la bonne direction ?
Les projets de second-œuvre et de renouvèlement dont nous avons besoin sont planifiés. A partir de 2026, l’EuroAirport investit dans un cycle de plusieurs années plus que 500 millions d’Euro. L’assainissement de la piste principale est terminé depuis le mois de May, plus rapidement que prévu. L’année prochaine, le terminal côté terre sera modernisé et un complexe d’hôtels s’y rajoutera. Mais le levier le plus grand, il n’est pas dans nos mains. Il s’agit de la situation économique et de la posture de sécurité globale. C’est ici où se trouve la vraie inconnue.




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